Je ne me souviens pas d’avoir été déjà aussi malade.
Même si je dis ça à chaque fois que j’ai le moindre rhume, cette fois, c’est différent.
J’ai les fesses à l’air sur un scooter à près de 2 000 mètres d’altitude sur une petite route de montagne dans le trou du cul de l’Himalaya.
La nuit commence à tomber et n’y’a toujours aucune trace d’un hôtel.
Pas de réseau non plus.
Maintenant je commence à me dire que c’était vraiment l’idée du siècle de partir à l’aventure quand on a ‘un début’ de crève.
Finalement 30 minutes à arpenter la route et toquer à chaque maison, on trouve un hôtel un peu perdu. Une petite mamie Népalaise vient nous accueillir dans la cour, et nous montre la chambre.
Le luxe à la Népalaise :
Un lit au milieu d’une chambre, avec une fenêtre moins isolante qu’un bout de carton.
Le thermomètre annonce déjà 5°C et ça va pas aller en se réchauffant.
Je vais m’installer dans le seul endroit chauffé :
Près du poêle dans la salle commune.
Maintenant, avec l’altitude et mon nez bouché, j’ai l’impression qu’on m’a coulé du béton par tous les orifices de la tête.
Je dois vraiment avoir une sale gueule car la petite mamie demande à mon ami Bibek :
“Ke vayo?” (Traduction : Qu’est-ce qui se passe)
“Elle a attrapé froid” répond mon ami qui nous a rejoint près du poêle entre temps.
Il en faut pas plus, dix minutes plus tard, la petite mamie revient avec une tasse fumante dans les mains.
“Bois-ça, ça va aller mieux, c’est un remède d’ici” me dit Bibek.
Je m’attends à me retrouver avec le fameux gingembre, citron, miel, qu’on nous sert à toutes les sauces ici, mais non.
Elle a mis plusieurs herbes là-dedans.
J’ai bien essayé de lui demander qu’est-ce qu’elle a utilisé, mais la seule réponse dont j’ai eu le droit est “ce sont des herbes d’ici”.
Remède secret ou flemme de me faire la liste de tous les ingrédients, dans tous les cas je n’ai pas insisté.
La dernière chose que vous avez envie quand vous êtes malade ET l’invité de quelqu’un c’est de lui tirer les vers du nez.
Tout ce qui m’intéressait sur le moment c’était de me sentir requinqué.
Et le lendemain j’étais repartie comme en 40.
J’avais toujours le nez bouché mais au moins c’était vivable.
Je risque d’en décevoir plus d’un parmi vous, mais à ce jour, je ne sais toujours pas ce qu’elle m’avait préparée.
(Et dans tous les cas, les pentes Himalayennes sont bien connues pour être riche en plantes médicinales, des plantes qu’on ne trouve pas forcément en France)
Ceci dit, j’ai eu plusieurs rhumes carabinés depuis et j’ai trouvé une autre potion qui marche tout aussi bien, et que je te partage dans le dossier “Tisanes oubliées” que tu peux retrouver gratuitement en cliquant ici ➜
Je te dis à bientôt,
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