Dans notre série de lettres d’information dédiées aux solutions naturelles anti-âge, nous avions déjà parlé du collagène.
Souvenez-vous :
Le collagène, c’est cette protéine structurante de la peau, garante de sa fermeté et de son élasticité.
Avec l’élastine, le collagène est l’un des éléments dont votre peau à besoin pour garder un aspect jeune.
Mais ce n’est pas tout :
Le collagène est également indispensable au maintien d’articulations mobiles et au fonctionnement musculaire.
Au fond, le collagène agit un peu comme un charpentier
Il constitue et organise les briques qui rendent les tissus plus solides.
Il entretient chaque pan de cette barrière naturelle qu’est notre peau, pour en assurer la résistance.
Mais quand l’équipe de charpentiers devient moins active, quand les ressources en collagène viennent à manquer dans l’organisme…
La structure de la peau, entre autres, en pâtit.
Des zones se creusent. S’affaissent. Se relâchent.
Malheureusement, c’est bien ce qui arrive avec le processus de vieillissement.
Dès 30 ans, la quantité de collagène au sein du corps diminue : environ 1% par an. À 80 ans, c’est 80% du collagène qui s’est évaporé…
La muraille infranchissable s’est transformée en gruyère.
Heureusement, face à cet effondrement progessif, de nombreuses solutions existent.
Nous avions parlé du bouillon d’os, qui est riche en collagène, ou d’autres aliments qui, s’ils ne contiennent pas de collagène pur, apportent à l’organisme des éléments nécessaires à sa production.
Il existe en effet de nombreuses voies pour promouvoir la production naturelle de collagène et la complémenter.
L’une des voies les plus connues est la supplémentation.
Pratique ? Facile ?
Il suffit d’une gélule, ou d’une poudre à diluer dans l’eau, pour augmenter votre dose quotidienne de collagène et ainsi, soutenir les taux de collagène au sein de votre corps.
Mais.
Parce qu’il y a un mais. Il y en a plusieurs, même.
Il est normal que vous vous posiez la question de la légitimité de ces produits. De leur efficacité mais aussi, de leur qualité.
Car…
Comment reconnaître un bon complément de collagène ?
Toutes ces questions, je vais les poser ici. Et y répondre, comme toujours, documentation à l’appui..
Alors, les compléments de collagène…
Vraiment efficaces contre les signes de l’âge ?
Sans conteste, oui.
La communauté scientifique s’est penchée sur le sujet et plusieurs études ont été réalisées pour étudier l’efficacité du collagène sur l’état de la peau.
En janvier 2019, une équipe de chercheurs a ainsi réalisé la revue de 11 études portant sur les effets de la supplémentation en collagène.
Il en est ressorti que la supplémentation en collagène est prometteuse, à la fois pour la réparation cutanée mais aussi contre les effets du vieillissement. Les compléments oraux de collagène :
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Augmentent la densité du collagène épidermique.
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Améliorent l’élasticité de la peau.
-
Soutiennent son hydratation1.
De plus, les recherches notent également que les compléments ne présentent généralement pas de danger particulier à la consommation.
Un bonus non-négligeable :
Il est légitime d’attendre d’un complément alimentaire qu’il ne présente pas d’effet indésirable.
La supplémentation de collagène a également été étudiée pour son effet spécifique sur le photovieillissement, ce processus par lequel les rayons ultraviolets dégradent la peau et accélèrent son vieillissement.
Là encore, le collagène oral a fait ses preuves2 :
Son efficacité contre les effets du vieillissement dû à l’exposition au soleil a été démontrée.
Dans ce cas, super non ?
Je n’ai qu’à filer sur Amazon et m’offrir la bouteille de gélules la moins chère.
Le tour est joué, ma peau est sauvée !
Malheureusement, ce n’est pas si simple.
Car l’industrie a flairé l’intérêt croissant pour les suppléments de collagène, qui sont utilisés pour prévenir les signes de l’âge, mais aussi pour entretenir les articulations ou lutter contre la perte de masse osseuse3, entre autres utilisations.
Et de nombreuses marques pharmaceutiques en tous genres ont, dès lors, développé leur propre gamme.
En expansion, le marché mondial du collagène pesait déjà 5,1 milliards de dollars en 2023.4
Face à une telle profusion de produits, il y a de quoi perdre ses repères !
C’est là que votre esprit critique, votre volonté de vous informer, entrent en jeu.
Car tous les collagènes ne se valent pas. Tous n’auront pas la même efficacité.
Alors, quel collagène choisir ?
Plongeons ensemble dans les méandres (marins, peut-être… ) du collagène.
Collagène animal ou végétal ?
Si vous tombez sur un supplément de collagène “végétal”, méfiez-vous.
Le collagène est toujours extrait de produits animaux, qu’il s’agisse de bovins ou de poissons.
Les suppléments de collagène végétaliens ne peuvent donc pas contenir de collagène à l’état pur.
Il s’agit, le plus souvent, de suppléments contenant d’autres éléments susceptibles de favoriser la production de collagène par le corps, des boosters de collagène, comme de la vitamine C et de la vitamine A.
Un complément de collagène sera toujours d’origine animale.
Certains supplément végétariens – et non végétaliens – sont par exemple fabriqués à partir de membrane de coquille d’oeufs.
Cependant, la grande majorité des compléments de collagène sont réalisés à partir de matières issues du bœuf ou du poisson.
Il existe également des collagènes tirés du porc ou du poulet.
Quel collagène choisir ?
Poisson, porc, bœuf, poulet :
Les sources de collagène sont multiples.
De plus, un collagène issu du cartilage ou de la peau d’un même animal n’aura pas non plus les mêmes propriétés.
Il existe en effet plusieurs types de collagènes.
À ce jour, 28 types de collagène ont été identifiés5.
S’ils contiennent les mêmes acides aminés (principalement de la glycine, de la proline et de l’hydroxyproline), ces derniers ne sont pas toujours “organisés” de la même manière au sein de la protéine de collagène.
Cette information a son importance, car ce sont précisément ces acides aminés qui, apportés par le corps, permettent ensuite de synthétiser le collagène.
Et en fonction de leur composition et de leur rôle au sein du corps (composition du cartilage, élasticité de la peau), les différents types de collagène pourraient être plus ou moins intéressants à consommer, en fonction de l’objectif poursuivi.
À partir de quelle source animale ?
Si les collagènes de bœuf et de poisson sont les plus répandus, ce n’est pas pour rien.
Il s’agit en effet de sources de collagènes ayant démontré leur efficacité.
Cependant, pour garder une peau ferme et souple, les écailles et arêtes du poisson sont les meilleurs alliés.
Vous l’aurez compris :
Le collagène marin est le favori des scientifiques.
En effet, ce dernier est très similaire au collagène humain.
Il présente en outre une haute biodisponibilité :
En d’autres termes, il est particulièrement bien absorbé par les parois intestinales, car sa taille moléculaire est plus réduite que celle du collagène bovin6.
Sa petite taille moléculaire lui permet d’être absorbé 1 fois et demi plus efficacement que le collagène bovin.
De plus, les procédés d’extraction du collagène marin présentent un coût d’extraction environnemental moins élevé7.
Les 3 types de collagène
La grande famille des collagènes est classifiée en 3 types de collagène principaux : le Type 1, le Type 2 et le Type 3.
On retrouve le Type 1 principalement dans la peau et les tendons.
Le Type 2 se situe surtout dans le cartilage.
Enfin, le Type 3 est présent au sein de la peau et du système vasculaire.
Pour prendre soin de notre peau, nous choisirons donc, dans nos compléments, un collagène de Type 1 et un collagène de Type 3.
Sous quelle forme le consommer ?
Le collagène marin se consomme sous une forme hydrolysée.
Le collagène hydrolysé, aussi appelé hydrolat de collagène, ou encore peptides de collagène, est un collagène ayant subi un processus d’hydrolysation, qui consiste à briser ses liaisons chimiques afin de le rendre plus facilement assimilable par le corps.
En poudre ou en gélule :
Adaptez votre consommation à vos préférences. Assurez-vous simplement que l’emballage mentionne qu’il s’agit bien de collagène hydrolysé.
En résumé, un bon supplément de collagène, c’est …
Un collagène honnête : il n’est pas vegan !
Plus sérieusement.
Un bon complément de collagène pour votre peau devrait être d’origine marine, issu d’une pêche éco responsable et contenir des molécules de collagène de type 1 et 3.
Entourez-vous des meilleurs bâtisseurs naturels pour garder une peau solide !
Vous l’aurez compris ; tous les compléments de collagène ne se valent pas.
J’espère que ces quelques informations sur le collagène, ses bienfaits mais surtout son efficacité et ses spécificités en tant que complément alimentaire vous auront éclairé.
Dans notre prochaine lettre d’information, nous nous intéresserons de plus près à la vitamine C.
Nous avons déjà survolé quelques-unes de ses vertus.
Mais comment la choisir et profiter au mieux de ses bienfaits pour notre peau ?
C’est ce que nous verrons très bientôt.
En attendant, continuez à prendre soin de votre peau pour rester beau ou belle… Au naturel !
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